Gabriel, petit guerrier… et grand moment d’amour au studio
Il est arrivé plus tôt que prévu. Deux mois d’avance.
Gabriel a commencé sa vie avec un défi : se battre comme un petit guerrier pour grandir, pour respirer, pour vivre.
Et il l’a fait. Avec la force des bébés qui ne se laissent pas impressionner par la vie, avec l’amour de ses parents comme armure.
Et pour célébrer ce lien unique, quoi de plus naturel que de passer devant l’objectif… de son tonton photographe.
Pas pour des images « tendance » ou figées. Mais pour des portraits où on voit le vrai, le brut, l’authentique.
Mon approche du portrait de nouveau-né : de l’humain avant tout
Au studio, mes séances nouveau-né ne ressemblent pas à ce que vous voyez partout sur Instagram.
Pas de bébés enmitouflés dans des déguisements, pas de bandeaux fleuris ni de paniers tressés.
Ces mises en scène peuvent être jolies sur le moment… mais dans quelques années, elles auront peut-être un goût de mode passée.
Moi, je préfère m’attacher à l’intemporel.
À ce qui traverse les années sans prendre une ride :
Un regard tendre.
Un contact peau contre peau.
Une main qui entoure.
Un souffle qui rassure.
Un bébé, sa meilleure place, c’est dans les bras de ses parents.
C’est là qu’il est en sécurité, qu’il sent l’odeur de ceux qui l’aiment, qu’il entend leur cœur battre.
Des portraits qui racontent une histoire
Avec Gabriel, nous avons fait des images où il est seul, bien sûr. Mais pas seul au sens « isolé dans un décor artificiel » : seul dans sa lumière, dans ses expressions, dans ses micro-mouvements qui racontent déjà sa personnalité.
Et puis il y a eu surtout ces moments suspendus, où ses parents le tiennent, l’embrassent, l’enveloppent de leur chaleur.
Ces images-là, dans 10, 20 ou 30 ans, elles auront encore toute leur force. Elles parleront d’un amour indestructible.
Être à contre-courant… et heureux de l’être
Oui, mon approche va parfois à l’encontre de certaines demandes.
Oui, certains parents me demandent s’il est possible de « faire comme sur les photos newborn à la mode ».
Mais je crois profondément que mon rôle est de créer des portraits qui traversent le temps.
Des images vraies, sincères, où l’on reconnaît la tendresse, la complicité, le lien.
Des images qui, plus tard, auront encore ce parfum d’évidence : « C’est nous, c’était lui… et c’était beau. »
Gabriel, petit guerrier, tu as déjà gagné la plus belle bataille : celle d’être aimé. Et ça, aucune mode ne pourra jamais le remplacer.

