Créer l’unité en images : l’histoire du projet LA CROIX

Une réponse à un appel intérieur

Il y a parfois des projets qui ne naissent pas d’une volonté humaine, mais d’un appel plus profond.
Le projet LA CROIX est de ceux-là.

Tout a commencé par une prière.
Un cœur ouvert qui demandait :
« Seigneur, comment puis-je évangéliser avec ce que je suis ? »

La réponse n’est pas venue sous forme de mots, mais par une série de signes intérieurs.
Un jour, je pris une feuille blanche et me mis à griffonner.
Peu à peu, 72 cases apparurent, certaines noires, d’autres blanches, dessinant sous mes yeux la forme d’une croix.

Un signe fort : 72, comme les 72 disciples envoyés par Jésus (ou 70 selon les traductions).
Un chiffre qui parlait de mission, d’annonce de la Bonne Nouvelle.

Inspiré par cette vision, je proposai à la paroisse de Solliès-Pont un projet simple mais profond :
photographier 72 paroissiens pendant le temps du carême 2024.
L’objectif : réunir ces 72 visages dans une fresque, pour former une croix vivante, symbole de l’unité autour du Christ.

Un choix « au hasard » chargé de sens

Lorsque j’ai esquissé la croix sur une feuille blanche, j’ai numéroté chaque case de 1 à 72.
Chaque numéro correspondait à une position précise sur la fresque :
soit sur la croix elle-même (fond noir), soit autour de la croix (fond blanc).

Le jour de leur séance photo, les paroissiens étaient invités à choisir un numéro au hasard,
sans connaître leur future place.

Très vite, je me suis aperçu que le hasard semblait guidé.

Par exemple, Jeff, le tout premier participant, a choisi sans savoir le numéro situé au centre même de la croix.
Le lendemain, son épouse est venue à son tour, a tiré un numéro, et s’est retrouvée juste au-dessus de lui.

Autre signe frappant : à la toute fin du projet, il restait quatre numéros non choisis.
Une seule Marie figurait parmi les participants.
Elle a tiré son numéro… et s’est retrouvée au pied de la croix, à l’image de Marie, mère de Jésus.

Ce choix des places, « au hasard », a multiplié les clins d’œil spirituels tout au long du projet.
Comme si chacun était appelé à sa juste place dans cette croix vivante.

Une offrande pour Pâques

Pendant plusieurs semaines, les paroissiens furent invités à vivre un moment de prière, de lâcher-prise, et à se laisser photographier.
Chaque portrait devenait une prière silencieuse, un acte de foi.

Le jour de Pâques, la fresque des 72 visages fut offerte à la paroisse comme un cadeau vivant,
un témoignage de foi et d’espérance.

Car la croix n’est pas seulement le symbole de la mort du Christ :
elle est aussi le signe éclatant de Sa Résurrection, de la victoire de la Vie sur la mort.

Une œuvre qui grandit — De 72 à 105 disciples

Face à l’émotion suscitée par cette première fresque, le Père Ludovic-Marie proposa d’aller plus loin.
Il souhaitait créer une œuvre plus grande encore, destinée à être exposée durablement dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Solliès-Pont.

Ainsi, le projet s’élargit :
de 72 à 105 paroissiens.
105 visages, 105 disciples d’aujourd’hui.

La fresque définitive est désormais visible dans l’église, témoignage vivant de la foi et de l’unité de la paroisse.

Photographier l’âme, pas seulement le visage

Dès le début du projet, mon intention était claire :
il ne s’agissait pas simplement de capter une image, mais de photographier l’âme.

Chaque séance commençait dans un climat de prière, de musique, et de liberté intérieure.
Les participants étaient invités à apporter un objet cher.
Je posais quelques questions douces, pour amener chacun au lâcher-prise, à l’abandon intérieur.

Pas de poses figées.
Pas de sourires forcés.
Juste un moment vrai, une rencontre authentique.

L’expérience du « selfie pour Jésus »

À la fin de chaque séance, venait un moment particulier : l’expérience du selfie pour Jésus.

Je rappelais que, dans notre monde, un selfie est souvent un geste d’amour :
on l’envoie à quelqu’un de proche, pour dire « je pense à toi ».

Alors je posais une question simple :
« As-tu déjà envoyé un selfie à Jésus ? »

La réponse était toujours : non.

Je leur proposais alors d’en faire un.
Je tournais l’écran de mon appareil photo, leur montrais comment déclencher eux-mêmes,
et je les laissais se photographier pour Jésus.

Ce moment déclenchait des regards bouleversants, des sourires intérieurs, parfois des larmes.
Un geste d’amour simple, mais profond.
Un cœur qui s’ouvre vraiment.

Un défi humain porté par l’Esprit Saint

Photographier 72 personnes en seulement 40 jours, avec :

  • L’accueil de chacun,

  • La création d’un espace de prière,

  • Les prises de vue,

  • Le traitement de chaque image,

  • La mise en page finale…

Tout cela semblait, humainement, impossible.

Mais jour après jour, séance après séance, une force invisible m’accompagnait.
L’Esprit Saint m’a porté à travers ce marathon :
il m’a donné l’énergie, la patience et l’inspiration pour aller jusqu’au bout,
sans jamais baisser la qualité, sans jamais faiblir.

À la fin du projet, en voyant la fresque terminée,
j’ai vu un chemin parcouru avec Dieu.
Un chemin d’offrande, d’amour et de foi.

Les fruits du projet

Au fil des portraits, quelque chose de plus grand s’est déployé.

Ce projet a semé des fruits visibles et invisibles :

  • Plus de paix et d’amour dans les cœurs,

  • Un nouveau regard porté sur soi-même,

  • La conscience de la beauté unique de chaque personne dans le regard de Dieu.

Pour moi aussi, ce fut un chemin de foi, d’humilité, et d’émerveillement.

Aujourd’hui, la grande fresque suspendue dans l’église est le témoignage vivant de cette aventure.

Conclusion — L’art de créer l’unité

À travers le projet LA CROIX, j’ai compris plus que jamais que photographier, c’est rassembler.
Photographier, c’est faire apparaître l’unité au milieu des différences.

Grâce à mon hypersensibilité et à ma spécialisation des émotions humaines,
j’ai ce don particulier :
réunir,
créer du lien,
tisser ce qui semblait épars.

Avec LA CROIX, les paroissiens ont donné l’image vivante de leur unité.

Demain, je rêve d’élargir cette démarche :

  • Dans d’autres paroisses,

  • Dans des écoles,

  • Dans des quartiers,

  • Dans des associations,

  • Dans des entreprises…

Créer des fresques d’humanité.
Donner à voir l’unité dans toute sa beauté.

Être le photographe qui crée l’unité,
voilà ma mission.

Et si votre paroisse vivait cette expérience ?

Le projet LA CROIX a montré combien l’art et la foi peuvent rassembler,
créer du lien, unir les cœurs autour du Christ.

Aujourd’hui, je propose cette expérience partout en France.
Chaque communauté peut écrire son propre témoignage vivant,
révéler son identité spirituelle,
créer sa propre croix, unique et fédératrice.

Prévoir environ 7 à 10 jours de travail sur place :
pour photographier chaque paroissien, vivre ces instants d’authenticité, et créer ensemble l’œuvre finale.

Que vous soyez prêtre ou paroissien,
n’hésitez pas à me contacter si vous ressentez cet appel !

📩 Contact :

Je me ferai une joie de vous accompagner dans ce magnifique projet d’unité.

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Une réponse

  1. Bonjour,
    J’ai eu le privilège de lire votre aventure , une expérience vraie qui fait ressortir la foi en Christ par la présence de la croix du salut à travers le travail de photographie qui se trouve être une bénédiction de Dieu. Je souhaite un partage d’expérience avec vous prochainement.

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